Le bonheur en famille comment ca s’apprend ?
Les types de familles sont variés, et les pratiques éducatives aussi.
Dans les rapports familiaux, les interactions sont entremêlées par les intérêts,
les convictions de chacun et les émotions sont divers.
Compte tenu de la diversité des structures familiales et de leur singularité, leurs réalités aussi sont différentes.
Inévitablement, le milieu familiale demeure l’espace où l’individu va se façonner au moyen du patrimoine historique et de la connaissance culturelle familiale.
« Selon Sperber, la culture est faite, en premier lieu, de ces représentations qui, de par leur contagiosité, circulent dans un groupe humain »[1].
L’individu va incorporer par le langage et l’atmosphère familial, le système de représentation du contexte dans lequel il se développe, il découvre et intègre les valeurs de la famille.
Premier espace d’apprentissage et de socialisation, c’est là que l’enfant développe son langage, et apprend à construire sa pensée. «La pensée n’est pas seulement exprimée par les mots: elle vient à l’existence à travers les mots.»[2]
C’est dans la famille que s’acquiert l’apprentissage et le respect des règles de base, les conduites à tenir dans certaines situations, la manière de s’exprimer, et d’entrer en relation avec les autres.
« N’oublions jamais que les enfants apprennent par imitation…La communication permet de ne pas entrer dans un système de « rapports de force » ou de domination adulte, mais au contraire de développer la coopération entre tous les membres de la famille, comme une équipe soudée»[3].
La famille par l’éducation veut apporter à ses membres des outils pouvant les aider à être autonomes et la possibilité de développer des compétences pouvant transformer son existence.
Parmis les apprentissages transmis, existe-il un apprentissage au bonheur ?
Nous pouvons avouer sans conteste que, « La première société de l’enfant est sa famille. En tant que génération de parents, nous avons la responsabilité et le pouvoir de changer profondément nos sociétés, et de faire en sorte que nos enfants s’épanouissent en tant que citoyens adultes dans des sociétés sans violence et durables ».[4]


le bonheur vient d’une démarche interne et de sa représentation du monde
Le bonheur vient d’une démarche interne car il est propre à chaque individuinterne et de sa représentation du monde.
En effet, tous les êtres humains aspirent au bonheur.
Certains semblent y parvenir plus facilement que d’autres.
Ainsi, les démarches sont différentes : (Une partiesitue leur quête dans une rechercheextérieure, l’acquisition d’un bien, une réussite, la réalisation d’un projet…
L’autre partie utilise l’introspection : retour sur soi, interrogation, recherche de solution adaptée).
De plus, le bonheur reste complexe car l’individu n’est pas toujours en mesure d’expliquer ce qui ferait son bonheur. Tout est en lien avec la manière dont l’individu
appréhende les évènements de sa vie, ces représentations sociales et le sens qu’il donne au monde.
« Le sentiment d’être heureux vient de l’intérieur, il part du développement de notre conscience ».

D’abord, , le bonheur est subjectif
le bonheur est subjectif étant donné que, chaque être humain est unique par son histoire personnelle, familiale, son caractère, son environnement, sa culture, ses expériences, ses pensées et ses croyances.
D’une part, les éléments de cette unicité ont la caractéristique de poser leurs empreintes dans son inconscient (lieu de mémoire et d’interprétation de son histoire), pour influencer le futur.
D’autre part, nous sommes dotés d’un cerveau émotionnel, qui nous pousse à choisir d’exprimer ou de refouler, nos états émotionnels.
« Notre conscience nous permet de choisir nos pensées mais également nos réactions émotionnelles. »[1]
De plus, les croyances et les pensées de l’individu sont impactées en fonction de sa perception, et du traitement des informations reçues.
Ainsi, l’interprétation qu’il en fait sera positive ou négative selon le sa perception.
[1] Eric Remacle Le bonheur ou le stress : la décision de chaque instant (Collection Essence) Éditions Authentic 2008 Dépôt légal : Bibliothèque Royale de Belgique
La transformation est nécessaire pour accéder au bonheur
la transformation est nécessaire pour accéder au bonheur. Parce que vivre heureux demande un investissement personnel.
Aussi, Les habitudes et les attachements tiennent prisonniers (la culpabilité, la dévalorisation de soi, le ruminement, les pensées automatiques…) et ne permettent pas le changement.
Il est certain que, le désir de changer et la volonté ne suffisent pas pour engendrer une transformation, l’action reste un moteur essentiel pour acquérir un nouvel état d’esprit.
« Vous pouvez changer votre style affectif comme votre style vestimentaire, mais pas par la seule force de votre volonté. Vous devez faire quelque chose pour changer votre répertoire de pensées accessibles. »[1]
[1] L’hypothèse du bonheur, la découverte de la sagesse ancienne dans la science contemporaine, traduit de l’anglais États-Unis par Matthieu VAN PACHTERBEKE Jonathan Haidt 2006. Edit Mardaga 2010 pour la traduction française et la présente édition.